The Trend Of Aviation Insurance Cost In Africa

Roland Ohaeri African Airline News, Covers, Headlines, News, News Updates Leave a Comment

Chief Babajide Olatunde Agbeja, Chairman/CEO, Boff & Co Insurance Brokers

By Babajide Olatunde-Agbeja

Aviation Insurance is one of the fastest growing sectors in the Insurance market in Africa.

Many new airlines join annually but unfortunately, others also exit because of the very high cost of running an airline aircraft. Many operators jump in without adequate or thorough financial study and within a few months of operation, the high cost associated with running an airline creeps in.

There are many challenges facing the aviation industry which has a direct impact on the Insurance premium trend.

  • Use of Old and aging aircraft (Africa is referred to as the dumping ground for very old used aircraft).
  • Lack of professional competence to rate aviation risks.
  • Limited repair and maintenance capacity.
  • High claims cost as a result of dependence on foreign repair facilities including use of foreign loss adjusters and claims investigators.
  • Few risks insured in Africa compared with hundreds of risks insured in a single market like London so they can afford to charge lower premiums as they have a larger spread of aviation insurance portfolio all over the world.
  • A very low capacity to insure aviation risks within the African Insurance market.

Global aviation insurance rating levels have been declining in the last decade as more capacity came in to compete for the premium available. Even with the losses in 2017, the aviation market worldwide continued to be soft with declining rates.

By the beginning of year 2018, many aviation insurance providers knew that rates must firm up if they were to survive.

By the end of the year, many companies suffered a technical underwriting loss and since profitability is a key driver, they decided to cut their worst performing lines which for many was aviation. With this withdrawal of capacity, the market hardened, rates firmed up and premiums increased.

In addition, insurance consolidation became the norm and many companies merged further shrinking capacity.

Consequently, this led to significant changes in the market environment. Firstly, the vertical gap between the leader and the composite terms has narrowed dramatically as following markets push for higher pricing and secondly, there is now a real focus by insurers on the core technical rates required.

This is compounded by the fact that growth in an airline’s exposure now must be paid for in addition to the rate increase.

African aviation continues to show one of the worst geographical loss records of any region in the world as many old aircraft are being flown coupled with a perceived shortfall in the standard of maintenance.

It is important to state here that airlines in Africa with a good loss record can still receive a favorable treatment whereas those with a bad claims experience remain subject to adverse treatment in comparison.

The National Insurance Commission (NAICOM – Nigeria’s insurance regulator and supervisor) in an attempt to increase the capacity of insurance companies in Nigeria has mandated all insurance companies to shore up their capital latest by June 30, 2020 (with the exception of Takaful operators and Micro-insurance companies).

This is a great leap of between 100% to 300% increase in share capital. It clearly buttresses the point that capacity needs to be shored up to provide the much-needed cover for operators in Africa.

Traveling within Africa can be tough as few countries have direct flights into their cities from other African countries. As more new entrants arrive, hopefully the African continent will be opened and intra-Africa travels will be easier, cheaper with increased frequencies.

I am aware that many airlines are in the process of being set up and they have been advised to conduct a thorough feasibility study to ensure their long-term survival.

There is always the myth that using the services of an Insurance broker adds more cost to your premium. This is very far from the truth. Insurance brokers guide an airline to decide which policies to buy and from which markets while fully complying with the laws of the land.

In addition, a broker is versed in the knowledge of how the market operates not only in Africa but worldwide so will be able to guide his client on which companies have excelled in timely claims payment over the years.

The remuneration of an insurance broker forms an integral part of the premium payable and brokers negotiate the best rates, terms and conditions for the best cover available.

Overall, while we have seen some tragic losses in 2018 and the early part of 2019, we have not for several years experienced what the insurance market would consider a major aviation catastrophe.

The withdrawal of another major aviation insurer or further consolidation either of which will result in the loss of capacity or the control of a major market share falling into a single underwriting authority. Such a situation could push Africa from a hardening market into a complete hard market.

The trend of increasing rating levels for aviation risks is expected to continue for the foreseeable future.

***

La tendance du coût de l’assurance aviation en Afrique

L’assurance aviation est l’un des secteurs qui connaît la croissance la plus rapide sur le marché de l’assurance en Afrique.

Beaucoup de nouvelles compagnies aériennes adhèrent chaque année, mais malheureusement, d’autres en sortent aussi en raison du coût très élevé de l’exploitation d’un avion de ligne. De nombreux exploitants se lancent dans l’aventure sans avoir fait une étude financière adéquate ou approfondie et, après quelques mois d’exploitation, les coûts élevés associés à l’exploitation d’une compagnie aérienne se font sentir.

L’industrie de l’aviation est confrontée à de nombreux défis qui ont un impact direct sur la tendance  des primes d’assurance.

  • Utilisation d’avions anciens et vieillissants (l’Afrique est considérée comme le dépotoir des très vieux avions usagés).
  • Manque de compétences professionnelles pour évaluer les risques de l’aviation.
  • Capacité limitée de réparation et d’entretien.
  • Coût élevé des sinistres en raison de la dépendance à l’égard des installations de réparation étrangères, y compris le recours à des experts en sinistres et à des enquêteurs en sinistres étrangers.
  • Nombre peu élevé de risques assurés en Afrique comparé à des centaines de risques assurés dans un marché unique comme celui de Londres, de sorte qu’ils peuvent se permettre de facturer des primes moins élevées car ils ont un portefeuille d’assurance aviation plus étendu dans le monde entier.
  • Très faible capacité d’assurer les risques de l’aviation sur le marché africain de l’assurance.

Les niveaux de tarification de l’assurance aviation mondiale ont diminué au cours de la dernière décennie, avec l’accroissement de la  capacité qui a entrainé une concurrence  pour les primes disponibles. Même avec les pertes de 2017, le marché mondial de l’aviation a continué d’être mou avec des taux en baisse.

Au début de l’année 2018, de nombreux fournisseurs d’assurance aviation savaient que les taux devaient se raffermir pour  survivre. A la fin de l’année, de nombreuses compagnies ont subi une perte technique de souscription et comme la rentabilité est un facteur clé, elles ont décidé de réduire leurs lignes les moins performantes, qui comprenaient, en majeure partie l’aviation. Avec cette réduction de la capacité, le marché s’est durci, les taux se sont raffermis et les primes ont augmenté.

En outre, la consolidation de l’assurance est devenue la norme et de nombreuses entreprises ont fusionné, diminuant davantage la capacité.

Cela a entraîné comme conséquence des changements importants dans l’environnement du marché. Tout d’abord, l’écart vertical entre le chef de file et les termes composés se sont considérablement rétrécis, car les marchés qui suivent  poussent à la hausse des prix et, deuxièmement, les assureurs se concentrent maintenant réellement sur les tarifs techniques de base requis.

Cette situation est aggravée par le fait que la croissance de l’exposition d’une compagnie aérienne doit maintenant être payée en plus de l’augmentation des tarifs.

L’aviation africaine continue d’afficher l’un des pires records de pertes géographiques de toutes les régions du monde,  avec de nombreux appareils anciens en vol et la  perception d’un déficit en matière d’entretien.

Il est important d’indiquer ici que les compagnies aériennes en Afrique, qui ont un bon historique de pertes peuvent encore bénéficier d’un traitement favorable, par rapport à celles  qui ont une mauvaise expérience en matière de sinistres, qui restent soumises à un traitement défavorable .

La Commission nationale des assurances (NAICOM – l’autorité de réglementation et de supervision des assurances du Nigeria), dans le but d’accroître la capacité des compagnies d’assurance au Nigeria, a demandé à toutes les compagnies d’assurance de consolider leur capital au plus tard le 30 juin 2020 (à l’exception des opérateurs  de Takaful et des compagnies de micro-assurance).

Il s’agit là d’un bond considérable, entre 100% à 300% d’augmentation du capital social. Cela démontre clairement que la capacité doit être renforcée pour fournir la couverture  si nécessaire aux exploitants en Afrique.

Voyager à l’intérieur de l’Afrique peut être difficile, car peu de pays ont des vols directs vers leurs villes à partir d’autres pays africains. Avec l’arrivée d’un plus  grand nombre de nouveaux exploitants, nous espérons que le continent africain sera ouvert et que les voyages intra-africains seront plus faciles, moins chers et plus fréquents. Je sais que de nombreuses compagnies aériennes sont en train d’être créées et on leur a conseillé de mener une étude de faisabilité approfondie pour assurer leur survie à long terme.

Il y a toujours le mythe selon lequel le recours aux services d’un courtier d’assurance augmente le coût de votre prime. Cela est très loin de la vérité. Les courtiers d’assurance guident une compagnie aérienne à décider quelles polices acheter et sur quels marchés, tout en respectant pleinement les lois du pays. En outre, un courtier connait parfaitement la façon dont le marché fonctionne non seulement en Afrique, mais dans le monde entier ; il sera ainsi  en mesure d’orienter son client vers  les entreprises  qui ont excellé dans le paiement rapide des réclamations  au fil des ans. La rémunération d’un courtier d’assurance fait partie intégrante de la prime payable et les courtiers négocient les meilleurs taux, modalités et conditions pour la meilleure couverture disponible.

Dans l’ensemble, bien que nous ayons connu quelques pertes tragiques en 2018 et au début de 2019, nous n’avons pas connu depuis plusieurs années ce que le marché de l’assurance considère comme une catastrophe aérienne majeure. Le retrait d’un autre grand assureur du secteur de l’aviation ou la poursuite de la consolidation dans ce secteur entraîneront, l’un ou l’autre,  une perte de capacité ou le contrôle d’une part de marché importante qui relèvera d’une  autorité de souscription unique Une telle situation pourrait faire passer l’Afrique d’un marché en cours de  durcissement à un marché complètement dur.

La tendance à l’augmentation des niveaux d’évaluation des risques de l’aviation devrait se poursuivre pendant un avenir prévisible.

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