PUBLISHER’S NOTE

Africa took another major step forwards in its efforts to transform its economies and improve livelihoods, as the African Union (AU) launched the operational phase of the African Continental Free Trade Area (AfCFTA) on July 7, 2019 in Niamey during an Extraordinary Summit of AU Heads of State and Government.

As one of the priority projects of the AU Agenda 2063, the AfCFTA, complements the Single African Air Transport Market (SAATM) launched by the AU in January 2018 in Addis Ababa to establish liberalized air access in Africa for African airlines. The launch of the AfCFTA would help establish and consolidate value-added production and export-based economies and integration in Africa, and the SAATM would facilitate swift interconnectivity supporting passenger and cargo movement in Africa.

Through AfCFTA and SAATM, Africa is establishing one of the world’s largest single markets and airspaces; and as the last frontier of aviation and economic emergence, Africa presents huge opportunities to local and global businesses and investors.

Already, a number of global partners including the European Union, US and China, etc. have positioned to support and benefit from the emerging aviation and economic opportunities in Africa. This necessitates the need for Africa to ensure that the involvement of these foreign blocs is of greater benefit to Africa.

Beyond this, the responsibility lies on African governments, with the support of stakeholders and local investors, to create economic and aviation policies conducive to the success of the SAATM and AfCFTA. These must be approached now as emergencies.

All African States should strive to commit to AfCFTA and SAATM by the end of 2019, whereas already committed States must practically implement AfCFTA and SAATM within their jurisdictions to kick-start the expected benefits.

Above all, Africa must set measurable targets regarding AfCFTA and SAATM, which must include the volume of value-added products and exports, interconnectivity and increased number of sustainable African airlines.

We focus on trends in Africa’s ATM development in this edition, with articles on Civil Air Navigation Services’ (CANSO) strides to improve ATM in Africa; essence of data in ATM, issues of drones in manned airspace, and review of challenges in Nigeria’s aviation industry, etc.

Thank you.

 

 

Capt. Edward Boyo

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NOTE DE L’ EDITEUR

Avec le lancement par l’Union Africaine (UA) de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf),  le 7 juillet 2019 à Niamey lors d’un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’institution panafricaine, l’Afrique a fait un autre  pas  majeur en direction des  efforts qu’elle mène  pour transformer ses économies et améliorer les conditions de vie de ses populations

La ZLECAf, qui est l’un des projets prioritaires de l’Agenda 2063 de l’UA, complète le Marché unique  du transport aérien africain (MUTAA) lancé par l’UA en janvier 2018 à Addis-Abeba pour établir un accès aérien libéralisé en Afrique pour les compagnies aériennes africaines. Le lancement de la ZLECAf  contribuerait à établir et à consolider la production de la valeur ajoutée, les économies axées sur l’exportation et l’intégration en Afrique, et le MUTAA faciliterait l’interconnectivité rapide qui sous-tend le mouvement des  passagers et du fret en Afrique.

Avec   la ZLECAf et  le MUTAA, l’Afrique est en train de constituer l’un des plus grands marché unique  et espace aérien unique  du monde ; et comme elle est la dernière frontière de l’aviation et de l’émergence économique, l’Afrique offre des opportunités énormes pour les entreprises et les  investisseurs locaux et mondiaux.

Déjà, un certain nombre de partenaires mondiaux, notamment l’Union européenne, les États-Unis et la Chine, sont positionnés pour soutenir et  tirer parti des nouvelles opportunités aéronautiques  et économiques de l’Afrique. Celle-ci doit donc veiller à ce que la participation de ces blocs étrangers lui profite davantage.

En plus de cela,  les  gouvernements africains ont la responsabilité,  avec le concours des parties prenantes et des investisseurs locaux, d’élaborer des politiques économiques et aéronautiques propices au succès du MUTAA et de la ZLECAf. Ces questions doivent  être considérées maintenant comme des urgences.

Tous les États africains devraient s’efforcer d’adhérer  à la ZLECAf et au MUTAA d’ici à la fin de 2019, tandis que  les États qui se sont déjà engagés doivent mettre en pratique  la ZLECAf et le MUTAA en les intégrant  dans leurs législations  pour  commencer à tirer profit  des avantages  escomptés.

Par-dessus  tout, l’Afrique doit se fixer des objectifs mesurables en ce qui concerne la ZLECAf et le MUTAA. Ceux-ci comprennent notamment  le volume des produits à valeur ajoutée et des exportations, l’interconnectivité et l’augmentation du nombre de compagnies aériennes africaines durables.

Dans ce numéro, nous nous concentrons sur les tendances du développement de l’ATM en Afrique, avec des articles sur les efforts de la CANSO  (Services de navigation aérienne civile ) pour améliorer l’ATM en Afrique ; l’importance des données dans l’ATM, la question des drones dans l’espace aérien habité, et la revue des défis de  l’industrie aéronautique du Nigeria, etc.

Je vous remercie.

 

 

Capt. Edward Boyo