PUBLISHER’S NOTE

2018 is a watershed in the course of aviation development in Africa for a number of notable reasons, especially the launch of Single African Air Transport Market (SAATM) by the African Union in Addis Ababa January 2018. In response to the SAATM, African operators, States and stakeholders have sought to realign their operations with a liberalized air transport environment in Africa.

As at October 2018, 27 Member States had signed for the SAATM, with a few more in the process; and two Regional Economic Communities (RECs) have signed a cooperation agreement with the African Civil Aviation Commission (AFCAC) to expedite the implementation of SAATM in their regions.

The launch of the Africa Continental Free Trade Area (AFCTA) is another milestone in 2018, which necessitates the need to create close partnerships between aviation and related economic sectors for the successful take-off of SAATM and the next phase of Africa’s aviation development.

As 2018 winds up, the 27 SAATM-compliant States should demonstrate unfettered progress on the SAATM amongst them. Alongside AU, RECs and industry partners like IATA and ICAO, these States should continue coordinated efforts to bring hesitant States on-board the SAATM as quickly as possible.

As a pre-condition for SAATM/YD’s successful implementation, the African Union and RECs should ensure the prompt removal of suffocating taxes, charges and fees, and prioritize the urgent establishment of a favourable operating environment on the continent. Beyond this, Africa should show greater commitment to empower AFCAC to deliver on its various mandates including the SAATM/YD.

Furthermore, Africa must prioritize aviation funding and infrastructure, and recognize African airlines and aircraft as part of Africa’s economic infrastructure crucial to the realization of Africa’s Agenda 2063 economic targets.

While strengthening easy access to African markets for African airlines, the continent must continue to improve aviation security and safety through robust cooperation, collaboration and coordination.

This current edition brings you reports from the 50th AFRAA AGA in Rabat, alongside articles on MROs’ contribution to airlines’ profitability, in addition to a review of some of the remarkable occurrences in Africa in 2018, among others.

We thank you specially for your support and readership in 2018, and invite you to partner with us and enjoy our renewed service in 2019.

Thank you.

 

 

Capt. Edward Boyo

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NOTE DE L’ EDITEUR

2018 marque un tournant dans le développement de l’aviation en Afrique pour un certain nombre de raisons notoires, en particulier  le lancement du Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA) par l’Union africaine à AddisAbeba en janvier de cette année. Pour donner suite au MUTAA, les exploitants africains, les Etats et les parties prenantes ont cherché à réaligner leurs opérations sur un environnement de transport aérien libéralisé en Afrique.

En octobre 2018, 27 États membres avaient concrétisé leur adhésion au MUTAA ; d’autres autres suivent,  et deux Communautés économiques régionales (CER) ont signé un accord de coopération avec la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) pour accélérer la mise en œuvre du MUTAA dans leur région.

Le lancement de la Zone de libre-échange continentale pour l’Afrique (ZLEC) est un autre jalon en 2018, qui impose la nécessité de créerdes partenariats étroits entre l’aviation et les secteurs économiques connexes pour assurer le décollage réussi du MUTAA et la prochaine phase du développement de l’aviation en Afrique.

Au moment où 2018 tire à sa fin, les 27 États qui ont adhéré au  MUTAA devraient démontrer qu’ils ont fait des progrès netsdans les échanges entre eux. Ensemble avec  l’UA, les CER et les partenaires de l’industrie telles que l’IATA et l’OACI, ils devraient continuer de coordonner leurs efforts pour amener les États hésitants à monter à bord du MUTAA le plus rapidement possible.

Comme  préalable au succès de la mise en œuvre du MUTAA/DY, l’Union africaine et les CER devraient veiller à la suppression rapide des taxes, redevances et droits qui étouffent l’aviation et donner la priorité à l’établissement urgent d’un environnement opérationnel favorable sur le continent.Au-delà de cet aspect, l’Afrique devrait démontrer un plus grand engagement à donner à la CAFAC les moyens de s’acquitter de ses divers mandats, y compris le MUTAA/DY.

En outre, l’Afrique doit accorder la priorité au financement de l’aviation et des’infrastructuresaéronautiques et reconnaître que les compagnies aériennes et les aéronefs africains font partie de l’infrastructure économique du continent, qui est essentielle à la réalisation des objectifs économiques de l’Agenda 2063 de l’Afrique.

Tout en renforçant la facilitation de l’accès des compagnies aériennes africaines aux marchés africains, le continent doit continuer d’améliorer la sûreté et la sécurité de l’aviation par une coopération, une collaboration et une coordination solides.

Ce numéro vous apporte des comptes rendus de la 50ème AGA de l’AFRAA qui s’est tenue à Rabat, ainsi que des articles sur la contribution des MRO à la rentabilité des compagnies aériennes,  et une revue de quelques événements marquantsqui se sont produits en Afrique en 2018, entre autres.

Nous vous remercions spécialement  pour votre soutien et votre fidélité comme  lecteurs  en 2018, et nous vous invitons à entrer en partenariat avec nous pour  continuer  de profiter de notre service renouvelé en 2019.

Je vous remercie.

 

 

Capt. Edward Boyo