PUBLISHER’S NOTE

Africa’s Air Navigation Services Providers (ANSPs) are pivotal to safe and efficient movement of aircraft across the continent’s vast airspace to stimulate and integrate Africa’s evolving economies. African ANSPs have equally made notable contributions to Africa’s impressive safety record, which needs to be sustained.

The last Civil Air Navigation Services Organization Africa Region Conference in Mombasa, Kenya, early September 2018 urged ANSPs to intensify efforts in improving Collaborative Decision Making (CDM) as well as Air Traffic Flow Management (ATFM), and related new technologies. This is an objective that should be prioritized, as the global aviation industry strives to establish more efficient and interoperable air traffic management systems in all regions.

According to Boni Dibate, Chairperson of CANSO-Africa, “21 ANSPs have now taken part in the CANSO Safety Africa ATM Peer Review Initiative, using CANSO tools and best practice to develop and implement robust Safety Management Systems that meet the requirements of global standards. Our best practice approach has also been adopted by ICAO in helping to address safety performance across the region.”

Beyond ANSPs’ collaboration, Africa’s ANSPs should seek closer partnerships with ATM facilities providers to ensure mutually beneficial and cost-efficient upgrades of Africa’s ATM facilities, which would encourage governments to priotize ATM funding. This will address challenges such as difficulty in establishing seamless communication, navigation and surveillance support to aircraft operators especially around remote airports. Working collaboratively could as well forestall duplication of facilities as industry looks to achieve Single African Sky air traffic management.

More importantly, the high cost of navigation services and government taxes in West Africa as indicated by IATA Consulting in a recent Report for ECOWAS must be urgently addressed in order not to undermine African airlines or sabotage Africa’s aviation industry efforts to improve in Africa.

While continued airspace safety improvement is paramount, African ANSPs must establish closer synergy with aircraft operators through joint interactive training to improve mutual understanding and decision-making.

The progress and challenges concerning stakeholders and expectations of Single African Air Transport Market (SAATM) are featured in this edition. As well we bring you review of the ICAO’s ‘No Country Left Behind Campaign’, perspectives on Women in Aviation, among other articles.

Thank you.

 

 

Capt. Edward Boyo

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NOTE DE L’ EDITEUR

Les fournisseurs africains de services de navigation aérienne (ANSP) jouent un rôle central dans le mouvement sûr et efficace des aéronefs à travers le vaste espace aérien du continent pou  stimuler et intégrer  les économies africaines en évolution. Les ANSP africains ont également contribué de manière notable à l’impressionnant bilan de sécurité de l’Afrique, qui doit être maintenu.

La dernière Conférence de l’Organisation des services de navigation aérienne civile pour la Région Afrique qui s’est tenue à Mombasa, au Kenya, début septembre 2018, a exhorté les ANSP à intensifier leurs efforts pour améliorer la prise des décisions en collaboration (CDM) ainsi que la gestion des courants de trafic aérien (ATFM) et les nouvelles technologies connexes. Il s’agit là d’un objectif prioritaire, car l’industrie mondiale de l’aviation s’efforce d’établir des systèmes de gestion du trafic aérien plus efficaces et interopérables dans toutes les régions.

Selon Boni Dibate, Président de CANSO-Afrique, ” 21 ANSP ont maintenant adhéré à l’Initiative de l’examen de l’ATM par les pairspour la sécurité en Afrique, conçue par CANSO, en utilisant les outils et les meilleures pratiques de CANSO pourélaborer et mettre en œuvre des systèmes de gestion de la sécurité robustes et  conformes aux exigences des normes mondiales. L’OACI a également adopté notre approche fondée sur les meilleures pratiques pour contribuer à l’amélioration des performances en matière de sécurité dans toute la région.”

Au-delà de la collaboration entre les ANSP, les ANSP africains devraient rechercher des partenariats plus étroits avec les fournisseurs d’installations ATM afin d’assurer des mises à niveau mutuellement bénéfiques et rentables des installations ATM en Afrique, ce qui encouragerait les gouvernements à donner la priorité au financement de l’ATM. Cette démarche permettra de relever des défis tels que la difficulté d’établir un soutien de communication, navigation et surveillance sans couture pour les exploitants d’aéronefs, en particulier aux abords des aéroports éloignés. Le fait de travailler en collaboration pourrait égalementempêcher le dédoublement des installations que l’industrie cherche à réaliser, pour ainsi  parvenir à la gestion du trafic aérien du Ciel unique africain.

Plus important encore, il faut de toute urgence se pencher sur le coût élevé des services de navigation et des taxes gouvernementales en Afrique de l’Ouest, indiqué par IATA Consulting dans un récent rapport établi pour la CEDEAO,  afin de ne pas saper les compagnies aériennes africaines ou saboter les efforts que fait l’industrie aéronautique africaine pour s’améliorer en Afrique.

Bien que l’amélioration continue de la sécurité de l’espace aérien soit primordiale, les ANSP africains doivent établir une synergie plus étroite avec les exploitants d’aéronefs en organisant  une formation interactive conjointe pour améliorer la compréhension mutuelle  et la prise de décisions en commun..

Vous trouverez dans ce numéro des articles qui traitent, notamment, des progrès et des défis des parties prenantes du Marché unique  du transport aérien africain (MUTAA) ainsi que des attentes par rapport à ce marché. Nous vous présentons également une revue de la campagne de l’OACI ” Aucun pays laissé de côté”, ainsi que des perspectives sur les femmes dans l’aviation, entre autres articles.

Je vous remercie.

 

 

Capt. Edward Boyo