PUBLISHER’S NOTE

The challenge of high taxes, charges and fees on the continent has continued to sustain the very high cost of operation that incapacitates African airlines, thereby worsening the interconnectivity gap in Africa. African airlines continue to be ineffective in inter-linking parts of Africa; and this creates the opportunity for non-African carriers to interconnect parts of Africa especially through hubs in Europe and the Middle East.

During the last AFRAA Stakeholders Convention in Mauritius early May 2019, IATA specified that jet fuel costs are 35% higher in Africa than the rest of the world, and aircraft departure fees in Africa are 30% above the global average. IATA noted also that “in Niger $80 from each ticket is paid to the government in fees taxes and charges”, while Cameroon recently added a $37 development tax per passenger. DPR Congo charges every arriving passenger $15 to promote tourism; and today, intra-African travel is 45% more expensive than world averages, IATA added.

In Nigeria, according to the Airlines Operators of Nigeria, domestic airlines now pay various “additional charges that come under the guise of statutory levies and taxes.” In addition, most countries in West Africa have very limited access to credit, said industry reports. These continent-wide cost-related challenges threaten Africa’s socio-economic development and integration, including the AU Agenda 2063 objective and the Single African Air Transport Market (SAATM).

Renewed efforts including studies are on-going to ascertain and review these industry costs since they become more detrimental each passing day. Governments must realize the threat of a weakened airline industry to Africa’s economic integration and improvement, and initiate decisive programmes to cut down these costs.

Without these high taxes and charges, tourism movement and economic activities stimulated by increased airlines services would create even more revenue for Governments. In addition, governments should provide other needed infrastructure only after prior consultation with airlines and other users.

This edition brings you articles on funding and insurance, as well as perspectives from the recently concluded AFRAA Stakeholders Convention in Mauritius and the AFCAC Plenary in Nairobi, in addition to new developments in Nigeria’s aviation sector.

Thank you.

 

 

Capt. Edward Boyo

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NOTE DE L’ EDITEUR

Le défi des taxes, redevances et frais élevéssur le continent a continué de maintenir le coût d’exploitation très élevé qui paralyse les compagnies aériennes africaines, aggravant ainsi l’écart d’interconnectivité en Afrique. Les compagnies aériennes africaines continuent d’être inefficaces dans l’interconnexion de certaines parties de l’Afrique, ce qui crée la possibilité pour les transporteurs non africains d’interconnecter certaines parties du continent, en particulier par l’intermédiaire de plaques tournantes en Europe et au Moyen Orient.

Lors de la dernière convention des parties prenantes de l’AFRAA qui s’est tenue à Maurice début mai 2019, l’IATA a précisé que le coût du kérosène en Afrique était de 35 % plus élevé que dans le reste du monde et que les redevances de départ des avions en Afrique étaient de 30 % supérieures à la moyenne mondiale. L’IATA a également noté qu’ “au Niger, 80 dollars de chaque billet sont versés au gouvernement en taxes et redevances “, tandis que le Cameroun a récemment ajouté une taxe de développement de 37 dollars par passager. La RPD du Congo demande 15 dollars à chaque passager à l’arrivée pour promouvoir le tourisme ; et aujourd’hui, les voyages intra-africains coûtent 45% plus cher que la moyenne mondiale, ajoute l’IATA.

Au Nigeria, selon le regroupement des exploitants  aériens du Nigéria, les compagnies aériennes nationales paient désormais diverses ” redevances supplémentaires sous  forme de prélèvements et taxes légaux “. En outre, la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest ont un accès très limité au crédit, selon les rapports de l’industrie. Ces défis liés aux coûts à l’échelle du continent menacent le développement et l’intégration socio-économiques de l’Afrique, notamment l’objectif de l’Agenda 2063 de l’UA et le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA).

Des efforts renouvelés, y compris des études, sont en cours pour déterminer et examiner ces coûts de l’industrie puisqu’ils deviennent de plus en plus nuisibles chaque jour qui passe. Les gouvernements doivent prendre conscience de la menace que représente l’affaiblissement de l’industrie du transport aérien pour l’intégration et l’amélioration de l’économie africaine et lancer des programmes décisifs pour réduire ces coûts.

Sans ces taxes et redevances élevées, le tourisme et les activités économiques stimulées par l’augmentation des services aériens créeraient encore plus de recettes pour les gouvernements. En outre, les gouvernements ne devraient fournir d’autres infrastructures nécessaires qu’après consultation préalable des compagnies aériennes et des autres utilisateurs.

Le présent numéro contient des articles sur le financement et l’assurance, ainsi que les perspectives de la Convention des parties prenantes de l’AFRAA qui s’est tenue  récemment à Maurice et de la plénière de l’AFCAC à Nairobi, en plus des nouveaux développements survenus dans le secteur aérien du Nigeria.

Je vous remercie.

 

 

Capt. Edward Boyo